vendredi 22 janvier 2021

Qu'est-ce que l'Europe, quel est son avenir ?

Qu'est-ce que l'Europe ?

Quel est son avenir ?


Dominique Aubier répond aux questions de M. Sacha Horowitz, concernant l'Europe, son sens, sa vocation. (Archive 2004)



Qu'est-ce que l'Europe ?

A mes yeux, c'est une superstructure politique composée d'Etats, de nations ayant chacune leur unité linguistique et leurs chartes internes, qui cherchent à s'organiser en entité d'englobement avec des moyens et à partir de concepts qui reflètent l'état d'esprit de ceux qui l'ont voulue. Il n'est pas certain que le rêve qui, il y a moins de cent ans, a engendré l'Europe réponde aux besoins de la puissance qui doit s'élever dans la réalité. Mais c'est l'éternel problème de l'adaptation à la nouveauté. Sur quels automatismes s'invente-t-elle tandis que son curseur change de place dans le cours d'une progression ? Il serait bon de les connaître. Le savoir officiel en la matière est loin d'apporter les éléments d'intelligibilité nécessaire.


Qu'est-ce qu'être européen pour chacun d'entre nous ou pour vous personnellement ?

Etre européen, c'est se reconnaître une citoyenneté d'englobement super-nationale, définie par les conventions qui fondent actuellement le statut spécifique de l'entité Europe. Pour moi, cette adhésion à ce qui est ainsi institué n'est qu'une étape provisoire à laquelle je ne prête pas longue vie…


L'Europe est-elle monothéiste ? Chrétienne ? Gréco-romaine et donc païenne ? Latino-celto-slavo-germano-anglo-saxonne ? Quelle place donner aujourd'hui à ces différentes composantes, datant de la préhistoire à l'ère contemporaine ?

Le passé offre un patchwork de différences inconciliables qui traînent derrière elles les méfaits : guerre, révoltes, conflits, situation détestable à laquelle a voulu répondre le principe fondateur de l'Europe, par là où, mettant en quelque sorte tous les anciens ennemis dans le même panier, il les contraint à pacifier leurs rapports. C'est un point de vue pratique qui a sa part de réalisme. Aucune négociation même bien menée n'abolira jamais les arrière-pensées qui surgissent sur les lieux mentaux des conditionnements anciens. Le problème est de ne pas les présenter et c'est là le hic : l'Europe n'a pas fait sa psychanalyse et la culture rationaliste, rayon et moyeu de sa roue de fortune, n'est pas équipée pour réussir la performance. Nous sommes en face d'une obligation de surélévation de synthèse que nous n'avons pas les moyens intellectuels d'opérer. Il faut en prendre conscience et pour cela accepter, peut-être, des instructions autres que celles qui nous laissent gros jean comme devant.


L'identité européenne est-elle une question de passeport ? De valeurs ? De racines ? De terroirs ? D'ascendance ? D'adoption ? Dans quelle mesure chacune de ces conditions sont-elles nécessaires pour être européens ? Qu'en est-il des communautés et individus d'origine non européenne ou juive ?

Mieux vaut avoir un passeport européen, ne serait-ce que pour détenir un document qui symbolise le niveau d'appartenance au statut de synthèse (mot valise mais il a sa commodité) qui doit être celui de la psyché européenne. Je considère comme tout à fait irréaliste la négation des cercles de détermination qui font socle sous un individu. Les emboîter l'un dans l'autre me paraît l'unique manière de les assimiler, pour cela il faut que l'individu renonce à grossir et cancériser une de ces ondes. Elles doivent agir en lui pour soutenir son être et l'enrichir en vue d'une effusion qui sera fort utile à l'ensemble si elle est vécue dans le registre de la vitalité devant surgir au plan où la modernité inventerait une manière de pensée adaptative.

Ce nouveau mode de penser — à créer, mais il est concevable — devrait sublimer sans peine les enracinements dans les couches de diversification qui font, qu'on le veuille ou non, la géologie de l'être. Mes livres en témoignent, un appareil de lecture psychologique équipe ma pensée qui me rend fascinante la rencontre de tout individu particulier : je me règle pour lui parler sur ce que je vois qu'il apporte et j'essaie de l'amener à partager ce type de lucidité. Je n'y réussis pas toujours mais j'obtiens de bons résultats, plus souvent qu'on ne serait tenté de le croire a priori, tant il est vrai que le réel pense en nous au présent de l'indicatif et il n'est d'attitude meilleure que se laisser faire par la pensée que la Vie et le Temps mettent à l'ordre du jour.

Un effort de synthèse qui aurait la dimension anthropologique voulue ne verrait aucun obstacle dans une origine non européenne, pour autant qu'elle soit d'un partenaire à la même hauteur de réflexion. Pour ce qui est du judaïsme, je pense qu'il est un des éléments essentiels dans la révision des idées et des acquis devant aider à constituer une vision de l'Homme dans la Nature et de l'Esprit dans l'Histoire qui réponde à la sollicitation actuelle du Temps.


Quel rôle les Européens peuvent-ils jouer aujourd'hui dans le monde et dans leurs propres sociétés, à titre individuels, afin de stimuler une démarche collective vers l'essentiel ?

C'est la question-clé. Il faut d'abord qu'une élite se détache du consensus qui gère actuellement les idées, dans nos sociétés démocratiques devenues des paniers à crabes, singulièrement en France. La chance, ce serait que quelques individus se regroupent, parmi ceux qui sont capables d'échapper à la sinistrose de l'autosatisfaction nationale, en ayant le courage de quitter le scaphandre mental de leur propre ego. Des entretiens sérieux peuvent être conduits, même à la télé, à condition que le meneur de jeu ne soit pas éternellement un de ces esprits-scorpions dont les mœurs récentes de la presse et de la communication censurée ont aiguisé les pinces. Il ne serait pas difficile de faire un montage de portraits, comme il y en a pour les fous rires, délivrant l'image fondatrice de ces états d'affirmation critique et malveillante dont les mesures de rétorsion, rapides et brèves comme des morsures, font échouer les discussions. Trop souvent le régisseur qui sélectionne l'image passant à l'antenne coupe la parole à quelqu'un qui s'apprêtait à sortir du convenu, du convenable, du conventionnel, ayant lui aussi le réflexe toxique du scorpion.

Quant à la chance, puisque ce mot m'est venu à la bouche, je la vois dans la situation qu'a créée le discours du président Jacques Chirac, sur la primauté de la laïcité dans nos sociétés avancées (décembre 2003). A mon sens, l'importance de sa prestation n'a pas été mesurée à hauteur de sa juste et audacieuse vibration. Une onde a soudain traversé le temps, séparant les bruits et les fureurs du passé d'un climat possible, dans un régime de pacification immédiatement vivable. Toute une chaîne d'effets feront peu à peu jurisprudence, modifieront du tout au tout les rapports des individus avec l'état d'esprit que l'effort de synthèse doit constituer et qui ne peut s'élever qu'à l'abri d'une laïcité absolue. La laïcité, c'est l'air respirable pour toute intelligence cherchant à dépasser le marasme faussement civilisateur qui trouble les consciences, dans l'humanité actuelle. La laïcité est le seul principe méthodologique qui permette l'expression des idées touchant aux particularismes, aux instincts grégaires, aux arguments tricheurs qui font tampon entre les êtres et les groupes, à supposer que quelqu'un accepte d'en dire la vérité.

J'y suis, quant à moi, toujours disposée, convaincue de faire que la synthèse obtenue parle à ma place, en bouche de vérité universelle comme celle dont on dit qu'à Rome elle mord la main des menteurs. Je n'en parlerais pas sottement par anticipation se cet outil de pensée n'était constitué. La Face cachée du Cerveau, dès sa première parution en 1989, a procédé au relevé de synthèse des valeurs prônées par toutes les traditions. Les règles apparues concordent pleinement avec les descriptions cérébrales de la Science. C'est, en deux tomes, l'ouvrage de la réunification des esprits. Il aurait pu agir depuis lors, si l'étroitesse de la pensée unique ne l'avait bâillonné. Mais peu importe. La troisième édition paraît en ce moment. Elle s'offre à point nommé, dotant ceux qui veulent comprendre de la documentation nécessaire. Le filtrage accompli est suffisant pour autoriser, partout dans le monde, le surplomb de lucidité qui mettra la paix dans les consciences sans les obliger à perdre le goût de leurs affinités. Avec ce livre, l'avenir a son billet de loto. A la France, à l'Europe, à ses intelligentsias, d'en faire le lot gagnant pour enrichir l'esprit du monde.


Les ouvrages de Dominique Aubier sont disponibles sur le site de l'Auteure.

— La Face cachée du Cerveau, 4ème édition

— The Hidden face of the Brain (traduction en anglais).



samedi 16 janvier 2021

Découvrez le nouveau site Internet de Dominique Aubier.

 Découvrez : le nouveau site Internet de Dominique Aubier.

Tous les livres, tous les films de l'Auteure.

Des extraits de films, des interviews avec des artistes, journalistes, scientifiques. 

Des articles inédits, des textes originaux y seront progressivement publiés.

Vous pouvez y laisser vos remarques et observations dans le courrier des Lecteurs.

Merci de votre attention… 

 



 

 

mercredi 23 décembre 2020

Covid19 : déconfinement, une affaire de « bon sens » ou de mal entendu.

Covid19 : une affaire de « bon sens »ou de mal entendu.

Par Dominique Blumenstihl


« C'est le bon sens… » Voilà une expression que l'on entend sans cesse, à tout propos sur les médias et dans les conversations. Bon sens communément admis sans que personne ne nous dise sur quoi ce sentiment serait fondé : sur l'évidence de la chose, telle qu'elle se laisse penser par elle-même, dans l'esprit déjà convaincu d'une réponse procédant de l'autoconviction. C'est ainsi que l'on se persuade qu'après deux mois de confinement en raison de la pandémie du Coronavirus, il faut maintenant « déconfiner », parce que… cela va dans « le bon sens ». Un argument rendu admissible par le système des valeurs en cours, même quand elles sont fausses, le bon-sens ayant raison de tout, même de la science objective. Qui, elle aussi, avec ses chercheurs qui cherchent beaucoup sans trouver, se dote de ce sorte d'incantation faisant simulacre de démonstration.

La connaissance initiatique n'accepte pas cette forme d'autojustification qui autoriserait les errances sous prétexte que cela répond du « bon sens » : tout d'abord parce que le sens n'est pas clair quand il n'est pas éclairé, quant à savoir s'il est bon, cela reste à prouver.


Dans l'affaire du Covid19, le virus a, lui aussi, son « bon sens » et il est même solidement établi. Il ne désire qu'une chose, c'est de vivre et utilise donc toutes les ressources que la nature a pu mettre à sa disposition. Il est une créature dotée d'une structure, d'un système, d'une énergie. J'ai expliqué cela dans une série d'articles publiés sur le blog.


Le Corona exploite magistralement les lois archétypales dont, bien évidemment, le Redoublement. Tout, chez lui, procède de cette logique. Il agit toujours en deux temps, selon un rythme et un tempo précis. Nul besoin d'être virologue pour s'en apercevoir, et je me demande justement si les chercheurs expertissimes en sciences s'en sont aperçu. Je dis cela, parce que la science ignore le Code des archétypes et arriverait-il qu'un scientifique — ce fut le cas du botaniste Jean-Marie Pelt — en observe un qui se manifeste sous leurs yeux, qu'ils ne savent à quoi raccorder l'événement ne sachant que le décrire et non identifier en lui l'expression d'une règle systémique du réel.


Née d'un virus qui établit sa stratégie sur les lois archétypales, la pandémie est elle-même assujettie à la puissance de ces invariances. Elle se développe donc en style de Redoublement. La Tradition connaît fort bien ce critère. L'esprit cartésien ne me reprochera pas de me référer ici à ce verset de la Torah, fruit d'une réflexion ancienne et éprouvée de l'expérience humaine : Dieu ne parle qu'une fois, mais deux nous l'entendons, Psaumes 62-12 et Job, 33-14. Toute parole sortie de la bouche de l'Eternel fut couronnée deux fois, écrit dans le même sens, le kabbaliste Abraham Abulafia, dans L'Epitre des 7 voies. De même est-il entendu que le Temple de Jérusalem, historiquement détruit à deux reprises, ne le fut, selon les talmudistes, qu'une seule fois : la tradition estime en effet qu'il s'agit d'un seul désastre qui s'est opéré en deux temps, quand bien même les deux occurrences aient été séparées par de nombreuses années. Les initiés de toute tradition savent — et s'ils ne le savent pas ce ne sont pas des initiés — que tout en ce monde se réalise selon le tempo de la double-percussion. (Un jour la science s'en apercevra et revendiquera cela comme une authentique trouvaille méritant prix Nobel… dans l'art de tirer la couverture à elle.) Don Quichotte, quant à lui, connaît parfaitement cet archétype de la double détente. Que de fois ne revient-il pas à la charge, cherchant à en instruire son lecteur, fût au travers de la métaphore organique quand il dit, au moment d'exprimer ses besoins qu'il fait d'une part le « petit » (en Bip) et le « gros » (en BOP). En « petit » Bip , vous recevez la première information et le symbole. En BOP, c'est la matérialité lourde de l'événement peu alléchant.


Le virus ne procède pas autrement : il exécute son « plan » destructeur en deux temps. Le temple visé, c'est celui de l'humanité, afin de ravir la couronne du Verbe. Dominique Aubier décrit ce processus avec minutie dans son livre La Face cachée du Cerveau, au chapitre IV, vol. I. On s'y reportera pour comprendre la stratégie virale et je suggère à nos politiques décisionnaires de s'en instruire pour éviter d'immenses déboires.


Notre réponse au virus fut le confinement. En mettant fin à cette mesure d'autorité, nous prenons un grand risque. La date choisie du 11 mai répond-elle à un impératif économique que ce serait un effroyable pari où la vie serait gagée sur l'autel de la rentabilité matérielle immédiate. A moins qu'inspirés par la mémoire de la longue tradition hébraïque, nos décisionnaires aient entendu (inconsciemment) l'onde de « Lag Bohomer », une célébration qui tombe ce jour-là, en commémoration de… la fin de l'épidémie qui a tué les 24 000 élèves de Rabi Aqiba, l'un des plus grands sages du judaïsme ? La coïncidence des dates est-elle voulue ou non, toujours est-il qu'elle est frappante. Une leçon se donne là : en effet Rabi Aqiba a tenu compte de ce désastre : pour que cela ne puisse recommencer, il changea la formule de son enseignement et créa une nouvelle école, exclusivement tournée vers l'enseignement qualitatif où il ne reçut que 5 élèves, don le célèbre Bar Yohaï.

Il opéra, c'est très net, une bifurcation qualitative après l'extinction des 24000. Ne retenant que 5 disciples, 5 en respect des couches évolutives dont il n'était pas question de franchir le seuil de la 5è. Soit la lettre Hé. Suffisamment pour inaugurer un nouveau cycle.

C'est là une leçon à retenir. Après l'arrêt quantitatif, l'énergie change de lieu, recommence un nouveau cycle, sur des critères initiatiques précis, codifiés et indiscutables.


Dès lors regardons de près ce « déconfinement ». Sous quelle égide y est-il mis fin ? Celui de l'impératif économique ou celui de l'inspiration de la mémoire initiatique ?

La première étape (Bip) se termine. Un temps se déroule avant que l'inévitable BOP survienne. Un temps où notre prise de conscience, notre sens de la responsabilité aiguisé peut, à défaut de le neutraliser, du moins conditionner le BOP. Car la seconde vague intègre les données de la première et les démultiplie. Toute information inoculée dans les 3 premières couches I, II et III d'un cycle trouvent leur exutoire en couche IV, V, VI de la seconde phase. Que l'on observe ce qui s'est produit en première occurrence du sous-cycle I-II-III (Bip) et l'on saura avec précision ce qui se produira en phase BOP, augmenté de la pleine puissance propre à la seconde instance.

J'ose espérer que mes textes, rédigés pendant la première instance, appuyés sur les critères de la Connaissance, auront eux aussi un effet Redoublement, et qu'il agiront en pleine puissance pour le renouveau et la naissance d'un cycle respectueux de la vie !


Faut-il rappeler que le Covid19 a montré combien notre philosophie de la vie est malade ? La honteuse congélation des morts dans des camions frigorifiques (qui servent normalement au transport de la nourriture !), l'hécatombe dans les Ehpad… Ce virus a fait mis en évidence les lamentables critères qui gouvernent nos sociétés et notre rapport désastreux face aux anciens, relégués dans des institutions appartenant souvent à des groupes privés dont l'intérêt est essentiellement lucratif sur le marché de la morbidité. L'hécatombe finit par être admise, comme une inévitable issue, au titre d'une statistique allant de soi… c'est aussi du « bon sens » que l'accepter ? Pour ce qui me concerne, le moindre atome constituant mon être se révulse et rejette cette exaction à l'endroit du vivant. 


Tant de dysfonctionnements sociaux et culturels ont été mis en exergue, à l'occasion de cette crise ! Le Redoublement — que tout le monde redoute tout en espérant qu'il ne se produise pas — aura deux effets : il terrassera le rationalisme scientifique qui ne produit que de courtes explications des événements et qui ne fait que courir après ce qu'il a observé, tout en exerçant une sorte d'envoûtement sur la crédulité commune. L'autre effet, déjà en cours, sera que nos modes de pensée favoriseront les forces de vie : la jeunesse, l'enfance épargnée par ce virus envoie un signe puissant. Peut-être n'y a-t-il que la mort qui puisse sauver l'avenir ? La disparition de la génération qui a tant opprimé la vérité ? Le salut est dans les petits enfants, dit la Tradition. Donc dans la pensée nouvelle, instruite de la Connaissance, non contaminée par les incongruités du temps des dinosaures. Ils seront effarés quand ils comprendront les erreurs de raisonnement conditionnant l'actuelle génération au pouvoir, ignorante de la Connaissance initiatique et ses lois.


Il reste que les ouvrages des initiés traversent les temps. J'ose intégrer les miens dans cette continuité, ainsi que les textes publiés sur ce Blog. Leur contenu, lui aussi, sera intégré par le temps et agira en seconde phase du cycle Corona dont j'ai affirmé qu'il s'agissait de rétablir la Couronne du Verbe sur le trône de l'humanité. J'ai conscience en cela d'agir en faveur d'une maximalisation de la conscience.

Suis-je le seul — hélas ! — à avoir identifié le virus du point de vue initiatique en décelant en lui le message caché de la couronne-Kéther ? Il est tellement évident, lisible dans son nom, que je suis surpris que nul, parmi les philo-sociologues qui hantent les studios médiatiques n'en ait repéré une molécule de sens.


Certes, le virus n'a pas dit son dernier mot, son second cycle n'a pas encore commencé. Dès maintenant, je lui dis que son plan est connu, de tout temps, par la Couronne. S'il maintient la science en échec, il ne surprend par contre aucun initié ayant compris son message. 

Le Code de la Connaissance est là, à la disposition de tous, pour éviter le danger, pour construire l'avenir. Nous y travaillons sans relâche. Et sans subvention.


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L'appellation Bip BOP a été conçue par Dominique Aubier. Phonétiquement, elle énonce la phénoménologie active dans le processus du Redoublement. La répétition (davar chanoui) est un mécanisme actif en tout cycle vivant. L'instance Bip est créatrice, elle recueille les données informationnelles. Le BOP hérite de ce travail et en projette les résultats sur l'expérience du réel. Le Bip pense le BOP. Une chose n'est définitivement établie qu'après le barattage cyclique que résume le Bip-BOP, les deux instances formatives de la réalité. L'hôte d'un Bip peut toujours calculer ce que sera le futur. La seconde instance est inévitablement fécondée par les puissances distillées en amont… Don Quichotte, le code de la Bible et de la Vie, éd. MLL  1998 p. 365.

jeudi 12 novembre 2020

Rebâtir le Monde. Livre de Dominique Aubier.



Voici un livre inédit de Dominique Aubier :
 

Il s'agit d'une lumineuse mise au clair initiatique permettant de sortir de la crise civilisatrice que nous traversons.
Partant d'une subtile étude du monde animal, notamment des espèces volantes, celui des Insectes, Oiseaux et des Chauves-souris dont elle dévoile le symbolisme, Dominique Aubier nous indique comment ce monde peut être rebâti.
L'évolution naturelle propose en effet une stratégie tout au service de la Vie, et il suffit de s'en instruire pour savoir ce qu'il faut faire : dégager la grande leçon du Vivant, son intelligence, ses rythmes, ses codes afin de mieux comprendre notre vocation d'humains en harmonie avec la Nature tout entière en intelligence avec les forces cosmiques.
 
Dans ce livre, Dominique Aubier a réservé un superbe chapitre au grand poète Arthur Rimbaud, « voleur de feu », qu'elle considère comme la « harpe initiatique » en son temps.

Elle consacre également dans cet ouvrage un chapitre fort d'actualité, quasi prémonitoire, traitant de l'intégrisme islamique et ses rapports avec l'Occident, en s'appuyant sur le chapitre biblique des luttes entre « Gog et Magog ». Le décodage initiatique qui se réalise là, sondant le texte jusqu'aux racines des Lettres, est du plus haut niveau.


Vient de paraître :

Rebâtir le monde
 par Dominique Aubier

256 pages, format 14,8 x 21cm
expédition incluse pour la France, 
+ 6 euros C.E.E. et Suisse ; + 8 pays hors CEE.

mercredi 16 septembre 2020

Rebâtir le monde. Livre inédit de Dominique Aubier.

Rebâtir le Monde
Un livre inédit de Dominique Aubier
 



 
« Notre civilisation serait-elle en retard sur la leçon du Vivant?
« Pour le savoir, il convient de lire l'heure sur deux cadrans, celui de l'exemplarité biologique, celui de l'aléatoire histoire humaine. Ou ils donnent la même indication. Ou ils ne sont pas réglés sur le même tempo. Il nous faut, d'une part, spécifier ce que la Nature a déclaré en fabriquant l'Animalité. D'autre part, nous devons contrôler la réalité telle qu'elle émerge aujourd'hui de notre longue histoire. Quand nous serons armés de ces doubles références, nous mettrons les deux images l'une sur l'autre. Ou les deux schémas se superposent ou l'un brouille l'autre. Dans ce cas, nous devrons garder comme modèle celui que la nature a construit et nous servir de sa perfection démontrée pour déterminer ce qui est insuffisant ou erroné dans nos fonctionnements actuels…
 
« Dans mon enquête, je me suis intéressée tout particulièrement aux Oiseaux… et aux Chauves-souris. Ces deux clades insèrent dans le phylum biologique le sillon de l'accès à la maîtrise maximale de l'air, par le vol. Nous devons nous faire dire ce que les deux clades de Volants ont pensé en étant eux-mêmes des échelons de l'ascension évolutive…vers la finalité du parlant. Ce qu'ils ont su à leur façon est également ce que nous devons savoir à notre manière. Cette instruction est forcément celle du Modèle Absolu : il dirige aussi bien l'unité du Bestiaire que celle du cycle civilisateur, celui dont nous devons assurer la conclusion… »
 

 
par Dominique Aubier
256 pages, format 14,8 x 21cm , 53 euros
expédition incluse pour la France, + 6 euros C.E.E.
 

jeudi 3 septembre 2020

Souscription pour le nouveau livre de Dominique Aubier : Rebâtir le Monde

A paraître le 2 décembre 2020

Madame, monsieur,
Chers amis,


Il y a 6 ans, Dominique Aubier nous quittait, laissant une œuvre magistrale. Plusieurs manuscrits ont été publiés depuis lors :
Victoire pour Don Quichotte ; Quand le Sacré fait du Cinéma ; Le Devenir du Monde ; La Porte de France.

J'ai retrouvé un texte inédit dont le titre est d'une actualité criante : Rebâtir le Monde.

Il s'agit d'une lumineuse mise au clair initiatique permettant de lire la crise civilisatrice que nous traversons. Partant d'une subtile étude du monde animal, et notamment celui des Oiseaux et des Chauves-souris dont elle dévoile le symbolisme, Dominique Aubier nous indique comment ce monde peut être rebâti.
Il me semble que la pandémie du coronavirus Covid19, marqueur de fin de cycle au niveau de l'horloge cyclique, est le signal validant cette édition : l'immanence en cause est désignée par le nom médiatique du virus Corona, la Couronne, synonyme selon le Zohar, de la Tête, image du Modèle d'Absolu, désirant à tout prix être vue et reconnue. C'est donc le Modèle lui-même — le Tétragramme, fastueuse référence — qui serait l'Immanence à laquelle s'adresser pour tout rebâtir … Ce livre en est la prière.
Votre soutien pour cette édition est apprécié.

Bien cordialement,
Dominique Blumenstihl-Roth




Souscription pour aider à l'édition du livre

Rebâtir le monde
 par Dominique Aubier

256 pages, format 14,8 x 21cm, 53 euros
expédition incluse pour la France, 
+ 6 euros C.E.E. et Suisse ; + 8 pays hors CEE.
Date de publication : 2 décembre 2020.


Nom, Prénom :
Adresse complète / Email –courriel :
Nombre d'exemplaires :
Vous pouvez dès maintenant souscrire à l'édition de cet ouvrage, en retournant ce bon accompagné de chèque à l'ordre de :
M.L.L. / La Bouche du Pel
BP 16 — F. 27 240 DAMVILLE (Mesnils-sur-Iton) France
ou par paypal.
ou virement bancaire (contacter). 
 
 

jeudi 20 août 2020

Photo de Dominique Aubier avec Roberto Rossellini et Sonali Dasgupta

Voici une photo de Dominique Aubier, pendant son séjour à Rome où elle avait été conviée par le cinéaste Roberto Rossellini, pour travailler un scénario sur le thème du théâtre de Pulcinella et la Commedia dell'Arte.
Pour en savoir plus, on peut lire le livre "Don Quichotte le prodigieux secours… " où Dominique Aubier raconte comment elle avait rencontré le cinéaste et comment il est venu à son secours pour l'aider à poursuivre ses travaux sur Don Quichotte.
Sur la photo, à côté du cinéaste, son épouse indienne Bengalie, Sonali Dasgupta, qui fut une grande amie de Dominique Aubier.
 
Lors de ce séjour en Italie, Dominique Aubier a écrit le livre Il Segretto di Pulcinella, sous le pseudonyme Andrea Mascara, publié aux éditions Luciano Landi, à Rome (1961). Avec de magnifiques photos de Vittorugo Contino.

 

mardi 28 juillet 2020

Plaidoyer pour la Civilisation de l'Universel

Trois livres de Dominique Aubier rassemblés sous la forme d'un triptyque.




L'humanité est arrivée au point crucial où le choix entre la survie et l'extinction tient à la capacité d'assumer la vocation fondamentale de la conscience qui est de comprendre son rôle dans l'univers. Il ne s'agit pas d'inventer une philosophie ni de mettre au point un système qui s'imposerait à tous, mais d'identifier les valeurs qui habitent l'univers. Les traditions du monde ont eu le souci de rassembler ces valeurs, de les maintenir dans l'unité de la cohésion. Mais chacune d'elles tenant un discours particulier, les divergences sont survenues.
Une synthèse de valeur universelle demande à être dégagée de tout ce savoir mondialement partagé par les cultures et les civilisations. C'est l'objet des trois ouvrages présentés ci-dessous formant une unité.


1. La Face cachée du Cerveau.
Les archétypes, lois organiques du réel, sont répertoriés dans cet ouvrage et situés dans la structure porteuse. Il s'agit de la table de référence fondant les traditions du monde, toutes à égalité de dignité. C'est avec une extrême lucidité que Dominique Aubier a étudié les rites et traditions, démontrant leur cohérence dans la diversité. Elle en dégage le corps conceptuel et en libère les symbolismes. Il en ressort un véritable Code, une carte de lecture, vérifiée par les sciences, permettant de comprendre nos vies et nous aider à mieux saisir nos événements. Un ouvrage en deux volumes.

2. L'Ordre cosmique.
Dans quel univers vivons-nous ? Quel est le sens de notre présence sur terre ? Ce livre reprend les critères dégagés dans la Face cachée du Cerveau et les applique concrètement aux questions les plus ardues que se posent les chercheurs. L'univers a-t-il un sens ? Nos vies ne sont-elles que du hasard ? Certes non, car tout est soumis au principe de conscience, à la force de l'esprit, à la puissance du Verbe. Aussi Dominique Aubier propose-t-elle de sonder dans ce livre les versets bibliques au plus près de leur écriture originale hébraïque et de les confronter aux découvertes et observations les plus pertinentes des astrophysiciens. Une lumineuse clarté ensoleille ce livre splendide.

3. La Puissance de Voir selon le Tch'an et le Zen.
Dominique Aubier interpelle ici la puissante tradition qui, depuis de monastère de Tchaolin, a donné naissance au Kung Fu, au Tch'an et au Zen, au Japon. Ces disciplines, formes travaillées du Bouddhisme, reposent sur une vision du monde et du réel qui s'enracinent sur la notion de modèle d'absolu. Une notion partagée par toutes les traditions du monde et qui se déploie en table de critères, selon un code précis : le code des archétypes universaux. La Face Cachée du Cerveau en donne la clé. Ici, Dominique Aubier pénètre le secret des Koâns et Haikus dont elle ouvre le codage par-delà leur apparence poétique : les énigmes s'ouvrent une à une dès lors que l'esprit parvient à en extraire l'os archétypal.

Dominique Aubier confirme sa compétence d'initiée de notre temps dont l'engagement au service de la vérité est total.

jeudi 16 avril 2020

VICTOIRE POUR DON QUICHOTTE !


 

Ce livre est la suite de Don Quichotte prophète d'Israël (éditions Ivréa - Gallimard 2013). C'est l'étude du langage de Cervantès et son décryptage révélant de manière définitive et irréfutable la connexion hébraïque et zoharique du Quichotte.

Dominique Aubier identifie les références araméennes (Zohar) de Cervantès et les passerelles entre le castillan ancien et l'hébreu. Elle réalise en détail l'étude de la Préface, des Poèmes, de la Dédicace et des premiers chapitres de Don Quichotte, d'après les éditions originales de 1605, 1608 et 1610. Il s'agit de l'exégèse du Quichotte, où l'auteur présente les corrélations existant entre le texte original de Cervantès et l'hébreu (araméen) du Zohar, le célèbre ouvrage du kabbaliste Moïse Shem Tob de Léon qui a servi de référent symboliste à Cervantès.

Dominique Aubier a fait là un travail minutieux, scientifique, de linguiste hors pair. Mais surtout, un travail d'initiée dépassant ce que la simple philologie ou sémantique pourraient inspirer. Elle reprend le texte du Quichotte et ligne après ligne, mot après mot, passant du castillan à la traduction française, envoie l'attention du lecteur vers le référentiel hébreu. Une performance éblouissante. Cervantès en personne, par la mémoire transgénérationnelle, lui aurait-il dévoilé ses secrets ?

Son texte est construit sur trois niveaux :
1. le texte original de Cervantès ;
2. la traduction ;
3. renvoi au Zohar et reconduction aux passages de la Torah concernés.
En quatrième niveau, il ressort un faisceau d'une puissance remarquable : la rigueur intellectuelle de la recherche — de la trouvaille ! — est telle que l'esprit du lecteur se trouve subjugué par l'épaisseur tridimensionnelle de l'ouvrage.
Nous rappelons que les travaux de Dominique Aubier sur Don Quichotte sont corroborés et appuyés par :
— Ruth Reichelberg, docteur en littérature comparée à l'Université Bar Ilan de Tel Aviv, en Israël qui confirme la dimension prophétique du Quichotte ;
— Gonzalo Maese, directeur de l'Institut des recherches sémitiques de l'Université de Grenade, Espagne. Expert de l'hébreu et de l'araméen, traducteur de Méam Loez ;
— Pierre Guenoun, directeur de l'Institut des études hispaniques de la Sorbonne, Paris.

Ces travaux ont fait l'objet du film :
"El Secreto de Don Quijote" (The Secret of Don Quixote)
 réalisé par Raùl Rincon pour la télévision espagnole RTVE.

lundi 16 mars 2020

Nous ignorons la notion d'Arrêt. Texte original de Dominique Aubier.

Nous ignorons la notion d'Arrêt. Shabbat !
Un texte inédit, de Dominique Aubier

Le temps libère les instructions qui lui sont confiées et l'humanité les reçoit, ayant le devoir de leur accorder la contrepartie de l'objectivation. De quelle manière ? Selon quelle méthode et avec quels critères ?
L'épisode du Coronavirus est à ce titre symptomatique. Voilà un événement objectivement observable. Mais que nous ne savons pas lire. Quant à la science, désemparée devant l'épidémie, elle s'aperçoit, ébahie, qu'elle ne sait rien de ce virus, et fort peu de choses des virus en général.

Voici un texte de Dominique Aubier. Prémonitoire !
Nous ignorons la notion d'Arrêt.

Dans notre cycle civilisateur, en crise, le mal est lié à une mauvaise gestion de l'énergie évolutive, ingérence due au fait que la loi cyclique n'est pas connue. Nous ne savons pas ce qu'est le Verboten. L'Interdit. C'est le résultat d'une persévérance indue. L'énergie n'a pas été déplacée au moment où elle exigeait de changer de camp. Elle est restée dans le « qui Fait » sans opérer la translation requise, sans revenir sur la branche droitière. Le passage retour, de Tzadé final en Tzadé puis montée en Qof ne s'est pas fait. Du coup, l'activation agit sur une somme de réalisations qui perpétuent leur prédominance, sans permettre à l'autre face de vivre son moment d'efficacité. De là, l'intérêt de bien connaître la gare de triage qu'est la structure évolutive. C'est cela le Bien. Les Kabbalistes et les initiés de toute tradition l'ont proclamé avec force, dans un langage qui certes n'est pas toujours facile à suivre. Leur façon de dire demande à être actualisée. Mais si l'on connaît leur lexique, la notion est claire. Le Bien, c'est de s'ajuster aux commandements qui ressortent du Motif unique, du Modèle Absolu, du système de vérité. Le Bien, c'est de faire YHVH, l'immanence qui surplombe la vérité et ses normes.

« Faire YHVH » est une formulation officielle chez les Kabbalistes, elle n'a rien de mystérieux si l'on connaît la symbolique des lettres et donc le sens des quatre lettres qui composent cette équation sacrée. Les Kabbalistes ne s'expliquent pas clairement au sujet de la connaissance qu'ils en détiennent mais ils libèrent volontiers les conclusions qu'ils en tirent. Manahem Recaneti, au XIVè siècle, en Italie, écrit : Les commandements de la Torah sont divisés en de nombreuses voies qui toutes dépendent de la puissance de l'Un qui est la Cause des causes, bénie soit-elle. Chaque commandement sans exception possède un grand principe — que j'appelle archétype ou présence ou unité de signification — et un sens caché. Ce sens caché ne peut être compris qu'à partir d'une méthode fondée sur ce qu'il appelle la Cause des causes qui en révèle sens… La méthode que recommande cet initié est exactement celle que j'utilise : la lecture des signes, le regard sur le réel, l'inspection des Lettres.
S'agissant d'éclairer la situation actuelle du monde, nous avons eu recours à la comparaison avec ce que présente exemplairement le phylum de l'Animalité dans des conditions évolutives parallèles. C'est le regard sur le réel en ce qu'il a la puissance d'enseigner. Cette méthode nous a placés devant l'énigme du chemin à prendre alors qu'il s'imposait de réaliser, en mode culturel, l'équivalence statutaire du miracle.

L'Union des Contraires n'a pas été réalisée. La Science rejette la Connaissance. De ce fait, le mystère de l'Un n'a pas été saisi. Les conséquences sont inéluctables. La pensée commune, celle de la culture au pouvoir, ne dispose pas de la double vue sur le monde, ni de la boussole qui permettrait aux décisionnaires d'impulser la vie dans la bonne direction et d'aller de l'avant à coup sûr. Sans la référence de fond qui fournit la maîtrise de l'unité, normes comprises, il est impossible de déterminer les préceptes convenant à la situation. Sans ces indicatifs, nous ne sommes pas instrumentés pour déterminer la route à suivre.
L'énergie qui transfère l'information ne transporte que ce qu'elle s'est appris. Et ce qu'elle a enregistré. Elle s'est privée de l'enseignement initiatique. Ce n'est même pas un échec. C'est une absence. Le diagnostic n'existe pas. Ce qui est véhiculé par la mémoire collective n'est qu'un fatras de références à des faits vécus mais non compris. Ils font exemple parce qu'ils ont existé. C'est une jurisprudence épaisse. La référence qui l'utilise est incapable de susciter le moindre renouvellement. Ce qui est pris en modèle implique et impose éternellement la redite en même temps que son inflation. Pendant ce temps, le flux cosmique épanche d'autres directives. Elles ne sont pas métabolisées. Elles ne sont pas rattachées, non plus, à ce qu'auraient dû être les antériorités. Antériorités qui, n'ayant pas été vécues dans la plénitude de leur sens, fournissent à l'esprit collectif et à la culture qui l'anime une alimentation aussi peu convenable que les farines animales fabriquées industriellement pour la nourriture du bétail. Du point de vue culturel, le cycle ne se renouvelle pas et réitère en l'augmentant l'inconduite dont il est déjà le mauvais résultat.

L'ignorance où nous sommes restés de la nature du Motif Unique a accru l'obscurcissement des consciences qui se goinfrent de détails soi-disant objectifs. Ils sont matériellement vrais mais sans vitalité, arrêtés dans une demie-mort. Blocage inepte et d'autant plus nocif qu'il s'est produit en lieu et place de l'émergence prévue : celle des normes et des lois du Motif Absolu.., étayées sur le savoir scientifique. Cette opération obligée ne s'est pas réalisée. Son ratage s'est inséré dans la mémoire collective. Non comme un regrettable méfait. Non comme une faute à réparer ou omission à combler, mais comme un acquis à soutenir, glorieux, puisqu'il est là. En cela réside la scélératesse du ratage. La contrepartie positive des émanations cosmiques a été néantisée.

On soutient ce qui menace de crouler. La génialité de l'action consiste à doper ce qui tremble. On reste aveugle à ce qui manifeste l'inadaptation au renouvellement du Temps. On n'a pas la moindre imagination pour concevoir ce qui appelle à être. Le Pilote, comme le dit le Kabbaliste Réuben Tzarfati, n'est pas content. Et quand ce conducteur n'est pas content, il transforme les Défenseurs en Accusateurs : la terre tremble sous un esclave qui devient roi (Proverbes 30, 21). La phase de pilotage qui n'a pas été respectée est celle que la doctrine proclame comme la plus importante : l'Union des Contraires. Faute d'avoir été vécue comme l'entend le principe d'Unité, la fusion n'a pas eu lieu. Le mariage n'a pas été consommé. Le moment historique qui devait effectuer le prodige de cette élévation intellectuelle a tué lui-même les ferments de son avenir.
 
Certes, le temps continue de distiller ses desiderata. Mais ils ne sont pas perçus dans le timbre où ils seraient accueillis si l'Union des Contraires avait motivé l'émergence du Modèle Absolu et l'intelligibilité de sa règle. Faute de connaître cette entité, notre culture n'a pas eu vent des normes qui fondent le système de vérité. Elle s'en est elle-même privée, par le rejet que lui a notifié ce qui lui sert d'élite. Dès lors, notre culture ne dispose pas des arguments que le Temps, dans son incorruptible arrivée à l'heure, décharge au jour le jour sur les populations du globe. Elles ressentent le fardeau sans pouvoir l'endosser. Les impulsions du rythme cosmique se transforment en secousses inexplicables. L'énergie qui les véhicule se perd. Elle pourrait, elle devrait s'écouler dans l'âme des plus doués. Faute d'y rencontrer la préparation culturelle requise, les richesses qu'elle transporte ne se catalysent pas correctement, quand elles ne se fourvoient du tout au tout, devenant leur contraire. Et l'on voit à la place de la paix et du bonheur désirés, les caïds de la violence polariser la volonté collective à l'envers de ses désirs… Quant aux politiques, fussent-ils honnêtement engagés, ils conduisent la destinée du pays — dont ils ignorent la vocation — sans disposer d'aucune carte qui leur permettrait de lire le sens des événements.  Tout tient au fait que le moule conducteur de vie n'est pas en place. Son absence fait que le vécu se fond et refond sans fin dans les erreurs déjà perpétrées. Le motif se répète, se recreuse, s'érode aussi et au bout d'une certaine série de retombées du même dans le même se délite et il n'y a plus rien qui fasse marquage. Tous les repères sont perdus et c'est la plainte souvent entendue : on n'a plus de repères. Mais d'où viennent-ils, ces repères ? On n'a plus de références et on ne risque pas de s'en pourvoir, n'ayant pas pris note des directives que distille le Temps…

On ne peut pas crever le mur de la résistance politique et médiatique.
Y remédier ? Il est impossible d'offrir en un quart d'heure une pensée qui aurait pu imprégner les esprits si elle avait elle le temps de se faire comprendre et admettre. Dans ces conditions, renoncer à la promouvoir serait sagesse. Que la presse, la politique, l'ordinaire de la culture ennuyée continuent donc de sécréter de la mort, puisqu'elles ne laissent pas percer les ferments de la vie. S'y résigner serait réaliste. Sagesse de bon sens, mais incompétence et abandon inconsidéré au plan où le Sacré serait également acteur dans cette misère. A condition qu'il y soit et sous la forme adaptée qui le rendrait virulent. Et pourtant, mes ouvrages existent, qui jalonnent une ligne de réflexion réparatrice. Mon œuvre est un Tikoun, au sens lourianique du terme. Elle s'est formée à l'instigation du vouloir qui anime le Temps. Je ne puis nier ce qui a été le propre de ma vie. C'est pourquoi je me comporte comme si ce qui m'a été confié avait en soi la force et la puissance de s'imposer. Je m'oblige à me prendre au sérieux. En m'appuyant sur le cercle des personnes qui ont donné à mes travaux l'extension de leurs esprits et la surface de réalité qui constitue leur participation. Il y a là un socle. Son diamètre n'en fait pas une réalité psychosociale respectable pour ceux qui avancent comme les crabes. Mais nous ne sommes pas seuls à gérer l'entreprise. Le pilote de ligne, c'est toujours le Temps. C'est lui qui commande. Veut-il l'atterrissage en catastrophe du cycle civilisateur ? Ou préfère-t-il que le feu consume ce qui ne va pas ? La vie peut encore être orientée dans la voie de la réussite, infléchie dans le sens du salut.


Je sais ce qui est à faire pour qu'elle se ranime…
Je suis ainsi faite que je crois à l'impossible. Le pouvoir de changer la mise évolutive semble douteux, à voir les peuples s'ensevelir dans le rêve occidental de confort matériel et de luxe pratique. L'assoupissement dans la quiétude ne va aucunement dans le sens de la restauration efficace et réelle qui dépend des directives culturelles. Celles qui permettraient le miracle sont écartées par le système qui organise la gabegie psychosociale où s'endort l'humanité. Mais par delà le flottement et la vacuité de la conscience mondiale, il y a encore et toujours le vouloir obstiné du Temps et celui de la vocation planétaire. Ces forces peuvent forcer la vie à décoller. A condition que quelqu'un parie sur elles. Je m'ordonne d'avoir cette audace. Je demande à mes Lectrices et Lecteurs s'il sont prêts à rallier cette témérité.
J'entends d'ici leur question : « nous voulons tous sauver la planète. Mais comment faire ? » Il n'y a qu'une réponse possible : interroger le Modèle Absolu. Il n'y a que lui qui puisse donner le schéma de la conduite à tenir…
Cet extrait est tiré d'un manuscrit de Dominique Aubier.
Il est en cours de préparation pour l'édition.


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