vendredi 4 septembre 2026

Dominique Aubier, Servante de Don Quichotte, figure légendaire de Carboneras, Almeria, par Dominique Blumenstihl-Roth

Dominique Aubier, Servante de Don Quichotte

(figure légendaire de Carboneras, Almeria)
par Dominique Blumenstihl-Roth

1. Dominique Aubier et l'Espagne

Dominique Aubier allait souvent en Espagne, dès 1953, avec son mari, un médecin passionné de préhistoire, et elle-même du rite la corrida dont elle essayait de comprendre la mythologie et la structure archétypale. (Voir les livres « Séville en fête » (Fiesta in Sevilla), photographie de Brassaï, préface Henri de Montherlant).

Elle raconte, dans son livre « Don Quichotte le prodigieux secours… » comment elle a été « attrapée » par la mémoire de Don Quijote et qu'elle a commencé à travailler ce sujet suite à une accusation de plagiat.

En effet, elle a écrit un roman (« Vive ce qu'on raconte », éditions du Seuil, 1954) dans lequel elle interrompt la narration normale pour se mettre elle-même en scène à la recherche de la suite de son propre roman. Un libraire espagnol lui a dit qu'elle aurait plagié Cervantès, car dans Don Quichotte, au chapitre 9, tome I, Cervantès fait la même chose, il brise le récit et devient lui-même acteur de son livre dont il cherche la suite. Or à cette époque, Dominique Aubier n'avait pas lu Don Quichotte. Elle a donc acheté le livre pour savoir comment elle aurait pu plagier un livre qu'elle n'avait jamais lu. C'est ainsi qu'elle est entrée dans l'univers de Don Quichotte.

Cette passion a été soutenue par sa propre vie et elle a fait des découvertes.
Un jour, un libraire lui a offert le « Zohar » (XIIIe siècle) du kabbaliste espagnol Moïse de Leon (El Leo de Avilla) et ayant les deux livres sur la table, elle a compris l'analogie que la vie lui présentait. Les deux ouvrages sont liés. Dominique Aubier a mené une enquête de lecture comparée entre les deux livres et a procédé au décryptage de Don Quijote ou des dizaines de preuves s'accumulent attestant de la corrélation entre les deux œuvres. Cela a abouti à plusieurs ouvrages, une exégèse de Don Quichotet en plusieurs volumes dont le premier est très célèbre sous le titre « Don Quichotte prophète d'Israël » (éd.Laffont, éd. MLL, éd. Ivréa-Gallimard) (traduit en castillan sous le titre « Don Quijote profeta y cabalista »).

Au tout début de ses recherches, sa passion pour Don Quichotte a soulevé bien des problèmes, qu'elle raconte dans son livre posthume « Inédits 1. » qu'elle m'avait prié de ne publier qu'après son décès. Dans ses recherches sur Don Quichotte, elle a été soutenue par le cinéaste italien Roberto Rossellini pour qui elle avait travaillé à Rome sur un scénario. Elle y a publié le livre « Il seggreto de Pulcinella » sous le pseudonyme Andrea Mascara. Elle raconte l'aide que cet artiste lui a apporté dans son livre « Don Quichotte le prodigieux secours… » Lors de son séjour à Rome, elle était très proche de la scénariste Indienne Sonali Dasgupta Senroy, l'épouse de Rossellini. C'est pourquoi il y a des photos de Dominique Aubier en sari indien, à Carboneras…

2. Son intérêt pour la peinture abstraite
Le mari de Dominique Aubier, le docteur Guy Genon-Catalot, un étudiant qu'elle avait rencontré pendant la 2e guerre mondiale, était un amateur de peinture abstraite très averti, qui avait été formé dans sa jeunesse à la critique artistique par le Conservateur M. André Farcy.
Après la Guerre (ils étaient tous les deux Résistants à Grenoble) le jeune couple s'est installé à Paris. Lui comme médecin et elle comme militaire pendant un certain temps dans les services de renseignements DGR où elle a rencontré Edgar Morin (qui est venu plusieurs fois la voir plusieurs fois à Carboneras).
Le jeune médecin amateur de peintures a rapidement repéré les travaux de l'artiste Hans Hartung. Il était son médecin et soignait sa blessure de guerre alors qu'il habitait à Arcueil.
Le couple était très lié à Hans Hartung, et à son épouse l'artiste Anna Eva Bergman (dont on redécouvre enfin les extraordinaires créations). Dominique Aubier a consacré un beau livre qui explique la démarche spirituelle de Anna-Eva qui est restée trop longtemps à l'ombre de son célèbre mari.
Un heureux hasard (si le hasard existe) a voulu que leur couple s'installe rue Schoelcher à Paris, dans le même immeuble où habitait l'artiste Pierre Soulages qui est devenu le parrain de leur fille.
Des amitiés se sont nouées entre artistes, écrivains (Nicolas Guillen, Rafael Alberti, Tuñon de Lara, Montherlant, Paul Eluard,  André Malraux etc. ) des artistes lyriques (Ohana), peintres, sculpteurs. Toute une communauté d'artistes se rencontrait.

Concernant Tuñon de Lara : Dominique Aubier avait fait sa connaissance à la librairie espagnole rue de Seine à Paris. Il était en exil et cruellement démuni. Avec le directeur des éditions du Seuil, elle avait proposé de faire avec lui le livre « Espagne » qui a eu un grand succès international en diverses traductions et plusieurs rééditions.

3. Arrivée à Carboneras
Dominique Aubier est arrivée à Carboneras au cours d'un voyage de recherche qu'elle a fait avec la photographe Inge Morath (Agence Magnum) dont elle est restée l'amie pendant toute sa vie et l'éditeur Delpire, pour le livre « Guerre à la Tristesse ». Pablo Picasso en a fait la couverture.
Dominique Aubier connaissait bien Picasso qu'elle avait rencontré plusieurs fois car avant de le connaître, elle était surtout l'amie de son épouse Jacqueline.
Elle est allée le voir plusieurs fois dans ses ateliers et racontait des anecdotes très croustillantes à son sujet qui ne paraîtront jamais dans les livres d'art, car qui oserait toucher au « Maestro » ? Dans « Don Quijote le prodigieux secours… » elle raconte la conversation étonnante et métaphysique qu'elle a eue avec lui à propos de Don Quichotte.

Au tout début des année 1960, elle a décidé de s'installer à Carboneras où elle a acheté le vieux moulin dont elle a fait son habitation. Elle l'a entièrement réhabilité et c'est là qu'elle a écrit son grand livre : "Don Quichotte prophète d'Israël". 

Son ami Elie Wiesel écrit : « Admirable ! Son Don Quichotte est admirable ! » (cf Les Lettres Françaises du 27 novembre 1968).

Il n'y avait aucune route aménagée pour aller à Carboneras, à peine une piste qui longeait le précipice, pas de réseau d'eau…L'idée de Dominique Aubier, c'était de promouvoir le développement par l'activité artistique, en faisant venir des artistes, de fonder un centre de création en y associant la population, qui était très démunie.
La difficulté, c'était qu'à l'époque, sous le régime franquiste, en tant qu'étrangère, il fallait être prudente et rien ne pouvait s'organiser sans les autorités locales qui exerçaient une férule sur toute la population, encore largement illettrée… et surveillée.
Une de ses premières initiatives, ce fut de rechercher les sources d'eau et de faire des forages. Avec son associé Don Antonio Fernandez, elle a pu organiser le réseau de l'eau potable pour le village.
Il y a un grand article sur le sujet dans le journal "Le Figaro Littéraire" du 10 février 1966, signé Jean Chalon.

Pour obtenir les crédits, les travaux, la route, elle est allée à Madrid voir le ministre du tourisme. Elle le connaissait depuis des années, car elle l'avait rencontré en Italie lors d'un congrès sur la sémiologie, où elle devait parler de sa traduction de Bernal Diaz del Castillo. Elle y avait fait la connaissance de M. Fraga Iribarne qui, plus tard et sans qu'elle le sache, était devenu ministre. Il était venu la voir plusieurs fois à Carboneras à titre privé, il s'intéressait beaucoup à ses travaux sur Don Quichotte et la démarche œcuménique que soutenait Dominique Aubier

4. La Sociedad de Amigos de Carboneras
A l'origine, c'est une idée de Dominique Aubier avec Don Antonio Fernandez (il était le secrétaire de l'Ayuntamiento et aussi le banquier de Carboneras).
C'est lui qui gérait la société… à sa manière.
Dominique Aubier a réalisé les plans des maisons, et la société avait acheté les terrains. Ces maisons, construites dans le style local, donc en pierres, et bien adaptées aux conditions étaient destinées à des artistes que Dominique Aubier connaissait et faisait venir. Ces maisons sont facilement reconnaissables par leur style et leur charme. Hans Hartung est venu pendant plusieurs semaines, il adorait l'endroit, une maison était prévue pour lui, mais il a dû renoncer car souffrait toujours de sa blessure de guerre (une amputation de la jambe) dont il craignait les infections. Dominique Aubier lui a consacré un livre.

La Sociedad recherchait de nouveaux capitaux pour de nouveaux projets (création d'un centre artistique, école, séminaires, congrès etc). De nouveaux investisseurs sont arrivés… très alléchés par les opportunités immobilières. Ils ont construit tout autre chose. Dominique Aubier s'est alors retirée du projet car il s'éloignait trop de l'idée originelle. La Sociedad est ensuite devenue une affaire ordinaire d'investissement immobilier construisant des maisons quelconques auxquelles Dominique Aubier n'est pas associée.

Il existe d'une part la légende dorée de cette Sociedad où tout le monde est gentil et merveilleux, tout le monde est « ami ». Il y a aussi une vérité moins reluisante, où certains ont vraiment cherché à détruire le projet initial qui reposait sur une certaine éthique, et qui en ont fait une affaire d'argent sans aucun relief artistique ou spirituel. Il faut être clair : les autorités locales ont clairement opté pour le projet industriel (construction, sur la plage d'une centrale thermique, d'une immense cimenterie à ciel ouvert) tout en continuant d'entretenir (et de vendre aux touristes) le rêve du « village d'artiste » — qu'elles ont détruit et dont elles caressent la nostalgie. Mais dans la maison de Dominique Aubier, il se passait des choses extraordinaires. Tout un cénacle de chercheurs, d'érudits, venait voir l'écrivaine qui donnait de nombreuses conférences portant sur les secrets de l'Alphabet hébreu et le codage kabbalistique de Don Quichotte. Une grande effervescence intellectuelle se dégageait autour de ses travaux soutenus par des chercheurs de haut niveau, comme le professeur Maese Gonzalo, expert de l'hébreu de l'Université de Grenade, ou encore André Chouraqui, le célèbre traducteur de la Bible qui venait s'instruire sur place des techniques kabbalistiques de décryptage des textes.

5. Rendez-vous avec Carlos Castaneda
Dominique Aubier est restée à Carboneras jusqu'en 1992 consacrant son énergie pour son livre magistral « La Face cachée du Cerveau ». Ce livre présente le code des archétypes qui fondent les rites et religions du monde. Elle y a aussi organisé, en 1986, sous le pseudonyme Aimel Helle, la rencontre entre la journaliste Véronique Skawinska et le fameux anthropologue Carlos Castaneda dont les ouvrages furent édités à des millions d'exemplaires (voir le livre Rendez-vous sorcier avec Carlos Castaneda, édition Denoel-Gallimard). Un livre essentiel pour comprendre la pensée de l'Amérindien Yaqui, Juan Matus, qui fut le maître initiateur de Castaneda.

Elle a ensuite quitté l'Espagne : " Vous comprenez, l'énergie de Don Quichotte doit traverser les Pyrénées, comme Don Gayferos et Melisandra dans le roman de Cervantes, car la France a grand besoin de l'énergie vitale de Don Quichotte… "
 

6. Dominique Aubier, une dangereuse trafiquante d'armes
Un jour, la Guardia civil a débarqué chez Dominique Aubier.  Toutes les routes d'accès au village étaient fermées, l'entrée de la maison a été bloquée et deux gardes armés de mitraillettes surveillaient.

Un colonel s'est présenté, c'était Manuel Gutiérrez Mellado, le gendre de Carlos Saura. Il a expliqué à Dominique Aubier qu'il y avait une grave accusation contre elle : une dénonciation par lettre anonyme comme quoi elle organiserait secrètement un trafic d'armes. Des armes en provenance d'Italie ou de Roumanie seraient débarquées clandestinement pendant la nuit sur la plage (par sous-marin !), et comme sa maison est juste en face, ces armes seraient entreposées chez elle et récupérées par des communistes clandestins qui prépareraient des actions subversives. Une accusation loufoque… qui a été prise très au sérieux par le Pouvoir !

La rencontre a été très courtoise, et finalement Dominique Aubier a avoué. « Oui, je fais du trafic d'armes. Je prends les armes de Don Quijote et, comme lui, je les nettoie. Ensuite, je les emporte avec moi pour les introduire en France pour y faire l'exégèse du texte de Cervantès. Voilà le vrai trafic d'armes que je fais. C'est en effet très dangereux car la pensée de don Quichotte peut soulever une révolution spirituelle. » Le colonel a parfaitement compris le sens de ces aveux et a souhaité bonne continuation à ce noble projet.

Elie Wiesel, prix Nobel, avait bien raison de dire que le livre de Dominique Aubier sur Don Quichotte est admirable ! 

----------

Dominique Aubier a laissé de beaux souvenirs à Carboneras et beaucoup de gens l'aimaient, surtout les gens modestes et simples. Les Gitans l'adoraient, les hommes comme les femmes. Les paysans aussi, au Llano de Don Antonio, ou Al Argamason.

Il reste une légende… Une vraie, une fausse… des gens qui racontent, qui croient savoir…

La vraie histoire se trouve dans ses livres, et il en reste quelques uns qui seront édités prochainement.
L'un d'eux s'intitule « La quichottisation d'une existence ».

 

Tous les livres et films de Dominique Aubier sont disponibles ici 

mercredi 26 août 2026

Dominique Aubier, une vaste quête œcuménique. Par Christian Rudel, journal La Croix

Journal La Croix, 25 janvier 1969

Avec « Le cas juif » Dominique Aubier entreprend une vaste quête œcuménique, par Christian Rudel.

  

Retranscription intégrale de l'article :


Ce n’est pas, malgré son titre, un livre d’actualité politique que Dominique Aubier nous donne avec Le cas juif — encore que, par un assez bref détour on puisse retrouver cette actualité (1).

Il y a une Dominique Aubier romancière, mais, surtout, une Dominique Aubier spécialiste des problèmes et du mystère espagnols : Deux secrets pour une Espagne, Don Quichotte, diverses traductions, des albums de photos sont là pour le prouver. Qu’elle s’attaque maintenant au « cas juif » peut surprendre, encore que dès les Deux secrets, on pouvait prévoir le cours de ses travaux ultérieurs.

Mais écoutons-la plutôt nous exposer son cheminement :

« Je n’ai pas délibérément choisi de m’intéresser au judaïsme. Toutes mes recherches répondent à un égoïsme profond, celui de vouloir comprendre quelque chose à quelque chose. C’est chez moi une nécessité absolue. On m’avait dit à l’école que la culture française est universaliste, ouverte à toutes les formes d’intérêt qui existent dans le monde, et j’y ai cru. Puis on m’a dit que la culture française apprend à regarder l’histoire du monde, les phénomènes généraux de l’humanité, à les aimer et à les intégrer. À l’Université, je me suis rendu compte qu’en effet notre culture a un effort d’intégration systématique de la pensée des autres, et que c’était là sa grandeur — la grandeur même. »

Le siècle d’or espagnol

« De là j’ai été amenée à m’intéresser à des points qui semblaient être étrangers à ma culture qui étaient en fait des points où ma culture ne me satisfaisait pas de manière totale. Tel a été le cas de l’Espagne.

Et par exemple, la corrida. Pourquoi la sensibilité française est-elle contre ? J’ai écrit des livres pour la rendre préhensible à la raison, non à la sensibilité.
Chemin faisant, j’ai trouvé la culture espagnole. Et Don Quichotte. C’était comme la corrida : largement connu et manifestement ignoré.

La corrida m’avait introduite à la sémantique espagnole ; c’est ainsi qu’en disant Don Quichotte j’ai pu découvrir des choses que nous ne connaissions pas encore.
C’est alors que j’ai rencontré le problème judéo-espagnol à peu près inconnu lui aussi. Si vous voulez, je dirais maintenant que le thème taurin et le thème biblique sont les deux plateaux de la balance espagnole. »

Mais, manifestement, c’est la période judéo-chrétienne de l’Histoire espagnole qui passionne Dominique Aubier. Pour une raison fort simple : « Une grande partie de la culture espagnole, celle qui me culmine dans le Siècle d’Or, dit-elle, est un pré-œcuménisme, c’est-à-dire qu’elle a une préoccupation majeure : unir des croyances, des accès à la connaissance de Dieu aussi différents que ceux des juifs, des catholiques et même des musulmans. Or, nous sommes nous-mêmes en période d’œcuménisme. Est-ce que, par hasard, nous n’aurions rien à apprendre de cette époque ? »

Certes, l’effort espagnol n’a pas abouti : il était en avance sur son époque, tout simplement, mais il n’est pas perdu. L’esprit qui l’anima, la forme supérieure de la rationalité européenne qu’il incarna, on doit les retrouver et les utiliser pour la recherche actuelle d’un langage commun à tous les hommes et à toutes les expériences des hommes, pour la recherche de l’œcuménisme : telle est l’intuition de Dominique Aubier qui, dès lors, demande tout simplement au public qui l'a accompagnée dans son cheminement « la permission d’interroger le cas juif » considéré comme le ferment de l’aventure espagnole d’autrefois. « Ce n’est pas étonnant, dit l’auteur, car les Juifs disposent d’une meilleure langue que nous pour appréhender le réel — et que tout est problème de langage. Nous, pour mieux saisir le réel, nous avons inventé les mathématiques qui sont devenues une sorte de langue universelle. Or, il est assez curieux de constater que les grands mathématiciens se tournent souvent vers l’hébreu, où ils retrouvent les mêmes mécanismes de pensée. »
Et d’ajouter, revenant à l’œuvre entreprise : « Dans la construction de l’œcuménisme, d’une grande pensée unitaire, il nous faut donc intégrer l’hébreu, tout comme la Renaissance, pour son humanisme, avait intégré le grec. »
Mais elle ne se fait pas d’illusions sur l’immensité de l’entreprise. « Il est très difficile de s’ouvrir à une autre pensée », dit-elle avant de tirer une conclusion personnelle : « Pour moi, ça signifie, si le public est intéressé, beaucoup de livres : j’en prévois au moins six… »
Dès lors, il vaut mieux se mettre au travail sans tarder. Ce premier livre, Le Cas juif, étudie plus spécialement la spécificité israélite, encadrée par les cinq paramètres du Verbe, du peuple, du pays, de la langue et du temps.
Par là, nous rejoignons Israël aujourd’hui, mais auparavant, que de choses découvertes qui laissent entrevoir ce que promet Dominique Aubier dans sa vaste explication !
 

Christian RUDEL

(1) Le Cas juif. Éditions du Mont-Blanc, Genève. 278 pages.

 L'ouvrage a été réédité. Disponible ici.


 


dimanche 23 août 2026

Dominique Aubier : A Carboneras, Andalousie, les Gitans l'appelaient : "Nuestra Señora"


Dominique Aubier : A Carboneras, Andalousie, les Gitans l'appelaient : "Nuestra Señora"


Photo © Michèle Brabo. La Señora Dominique Aubier con una amiga en Carboneras, Andalusia.


Dominique Aubier
* Tous les livres
* Tous les films

Retrouvez la voix de la Señora :
 
 -----------

Dominique Aubier, « la Dame de Carboneras » 

Par l’écrivain Miguel Galindo Artès

pour la revue AXARQUIA, n°14 Verano 2009
Section des Biographies

 ---------

Hommage à Dominique Aubier

par l'écrivain espagnol José Antonio Hernández de la Moya, dans la revue artistique Acalanda

  


jeudi 30 juillet 2026

El FUEGO es el reflejo de nuestro pensamiento: dispuesta a devastar el mundo

El Fuego es el reflejo de nuestro pensamiento: dispuesta a devastar el mundo

por Dominique Blumenstihl-Roth

 

  

La ola de calor (verano de 2013, verano de 2019, verano de 2025, verano de 2026) es un índice que revela el estado de nuestra civilización. Somos el planeta y él se nos parece. Hacemos cuerpo con él y él con nosotros. ¿Sabemos amarlo, habitarlo respetuosamente? Y él, por su parte, ¿continuará dejándonos vivir en su seno? El fuego, ligado al estado canicular, no solo nos acecha o nos amenaza, sino que se expresa.

Hace varios años, alerté sobre este tema.

1. La ola de calor provoca la sequía

Es el reflejo de nuestro pensamiento: dispuesto a devastar el mundo con tal de salvaguardar nuestro pequeño interés, con la sola salvedad de que no salvaremos nada si el mundo queda aniquilado. ¿Dónde empieza la devastación? No hablo aquí de las selvas amazónicas, por las que nos conovemos mucho, sobre todo porque están lejos de nosotros, sino de nuestros criterios de pensamiento, lo que Nietzsche llamaba Verwüstung. Él entendía por ello la desolación más allá de la simple destrucción: el aniquilamiento del ser.

Estábamos convencidos de que nuestros sistemas sobrevivirían por toda la eternidad. Estábamos tan bien instalados en nuestra creencia en la eterna productividad y la expansión infinitas. Un golpe de sequía canicular y todo se detiene, incluidas nuestras centrales nucleares y nuestros TGV (trenes de alta velocidad), cuyo alto valor tecnológico tanto habíamos preciado. La ola de calor debería darnos un golpe de modestia en la cabeza…

2. Ola de calor, sequía y desolación

Hannah Arendt escribe en su ensayo ¿Qué es la política? que el desierto abole, mientras que la desolación cultiva precisamente y extiende todo lo que atenaza y todo lo que impide.

¿Habremos entrado en un periodo de desolación del cual la ola de calor sería la señal?

¿Es la sequía de los espíritus la responsable de la sequía que se extiende sobre el país? El pensamiento corto, esencialmente materialista, centrado en la rentabilidad financiera… la sequía de las almas, la pobreza de los corazones, la violencia ejercida contra todas las formas de esperanza y de elevación, el rebajamiento general de la relación con la Vida y la negación del Principio de Creación en favor del Principio de devastación. ¿Bastarían unas cuantas sesiones de coaching (¿sobre qué módulos eficaces y probados?) para volver a encarrilar a la humanidad? ¿Qué raíles? La ola de calor los ha deformado severamente. Prueba de que las antiguas estructuras ya no pueden acoger las nuevas energías que exigen vías completamente nuevas.

«La desolación de la tierra puede ir acompañada de un alto nivel de vida —escribe también Hannah Arendt…— y obsesionarlo todo de la manera más siniestra, a saber, ocultándose…»

Una desolación organizada, por tanto, que prevé en su puesta en marcha el disimulo de su verdadero proyecto, que es aniquilar.

¿Estamos viviendo un periodo semejante?

Nuestra capacidad de acostumbramiento es tal que corremos el riesgo de no darnos cuenta, reconfortados como estamos soñando con alternativas posibles: un poco de ecología razonable pondría las cosas en orden, sin cambiar nada en el fondo de nuestra concepción de la vida en la tierra. Un poco de barniz social bastaría para calmar las angustias y el «sistema» se salvaría a sí mismo, al tiempo que prohibiría la verdadera transferencia de energía. En cierto modo, se mejora la suerte del esclavo quitándole la cadena, pero prohibiéndole abandonar jamás la plantación. Acostumbrándose a este nuevo confort, estará agradecido con la vara oculta que no por ello dejará de caer llegado el momento.

Nos acostumbramos a lo intolerable, prosigue Hannah Arendt en términos muy severos que podrían sorprender (o sublevar) a los especialistas:

«…gracias a los medios de adaptación que nos proporcionan la psicología y el psicoanálisis, en su monstruosa uniformidad y la insipidez de las categorías que inventa, agente de desertificación en cuanto borra las riquezas del amor, del corazón, reduciéndolo todo a la pequeñez de las pulsiones sexuales…»

Cabe señalar que la filosofía tampoco ha resuelto en absoluto la cuestión de la desertificación de los espíritus: hay tantas filosofías como filósofos, tantos modelos y antimodelos como pensadores existen.

3. Quedan las Islas, los Oasis

«Si los Oasis no permanecieran intactos, ya no sabríamos cómo respirar…» ¿Qué oasis? ¿Dónde están?

Para mí, las Islas-Oasis son las lectoras y lectores de este Blog; son los libros y películas de mi Maestro. Los Oasis son los espacios, los seres apasionados por la libertad, capaces de no estar sometidos al dogma de las ideas de moda, de las convenciones institucionales, de los aparatos que pretenden destilar su autoridad. Las Islas-Oasis son las desviaciones (no violentas) que desafían al Orden y su coacción, las insurrecciones del alma sofocada, los infatigables compañeros del Libro revelador.

Las Islas-Oasis son los Amigos de… Don Quijote, porque no renuncian a hacer fértil el mundo con su semilla, a recibir esa semilla en su tierra generosa.

¿Qué hacer? Un mundo nuevo, dotado de una nueva política, escribía Tocqueville, sin precisar sobre qué se fundaría esa nueva política. Me parece que es momento no de inventar filosofías, sino de fertilizar las tierras de resurrección ya existentes, recibiendo a la generación que se dotará del «nuevo pensamiento»: el pensamiento iniciático. Este pensamiento iniciático también está obligado a renovarse, a integrar las actualizaciones y desprenderse de las obsolescencias en las que algunas instituciones querrían mantenerlo. Hago un llamamiento, para Reconstruir el mundo… a una política (po-ética), fundada en el conocimiento del Motivo de universalidad.

4. Desde un punto de vista iniciático

La ola de calor expresa el estado máximo de la entropía en Tzadé final. Es la situación de Francia, cuya primera letra de su nombre en hebreo es una Tzadé:

צ

Las dos polaridades, claramente dibujadas en la parte superior de la letra, están frente a frente. El lado «Que Hace» (a la izquierda) presenta una línea continua, lineal. Está convencido de la continuidad permanente de las cosas. Y es ahí donde la casa se quema. Del lado «Que Sabe», surge la posible alternativa. De este lado se sitúa el Conocimiento, bajo sus diversas formas aparecidas a lo largo de la Historia humana. La dificultad, en la rama diestra, es que el Conocimiento que presenta la alternativa se ha quedado bloqueado en enfoques arcaicos, sin que hayamos integrado los avances y las actualizaciones actualizantes. Tenemos, por tanto, por un lado un sistema ultramaterialista que se derrumba y que quiere sobrevivir a toda costa, y por otro, el sector del Conocimiento esclerosado en acepciones pasadas de moda.

Estas claves del Conocimiento renovadas han sido desveladas. Es El Código de los Códigos, al alcance de todos y para las generaciones futuras.

Referencias:

— Don Quijote profeta y cabalista 

 La Face cachée du Cerveau (Le Code des codes) [La cara oculta del cerebro (El código de los códigos)] 

— The Hidden Face of the Brain

— Rebâtir le Monde [Reconstruir el mundo]

— Ces Désastres qu'on nous fabrique [Esos desastres que nos fabrican]

Estos libros están disponibles en el sitio web de Dominique Aubier.


dimanche 19 juillet 2026

El secreto de Cervantes en Carboneras: Dominique Aubier, de teniente de la Resistencia a descifradora del Quijote

Dominique Aubier (cuyo nombre real era Marie-Louise Labiste, 1922-2014) fue una de las figuras intelectuales más fascinantes y queridas de Carboneras (Almería) durante los años 60, 70 y 80. Llegó a ser conocida por los lugareños con mucho respeto y cariño como "Madame Dominique" o "Madame Domini".

Su paso por Carboneras dejó una huella profunda tanto en la cultura local como en su propia obra.

 

photo : Anouchka von Heuer

1. Su refugio e imán intelectual

Aubier llegó a un Carboneras que en los años 60 todavía era un pueblo de pescadores aislado, rústico y fascinante. Allí se construyó una casa inspirada en los planos de un antiguo palacio almohade del siglo XII, con gruesos muros y vistas al mar y al paraje del Cabecico del Aire.

Bajo su influencia, esa casa se convirtió en un faro cultural e intelectual. Carboneras pasó a ser un punto de encuentro donde recalaban artistas, pintores y pensadores internacionales de la época, como el pintor franco-alemán Hans Hartung o el artista venezolano Jesús Rafael Soto.

 

La casa de Dominique Aubier en Carboneras (Almeria)

2. El origen de su gran tesis: El Quijote y la Cábala

Fue precisamente durante sus años de aislamiento voluntario, sol y sal en Almería donde Aubier desarrolló sus investigaciones más famosas. En 1966 publicó su obra cumbre: Don Quijote, profeta y cabalista. En este libro defendía la teoría de que la obra maestra de Cervantes era en realidad un texto codificado en clave hebrea y esotérica, y que podía leerse de manera paralela siguiendo las reglas de la Cábala. Para ella, el paisaje austero de Almería conectaba profundamente con el misticismo y la perspicacia de la cultura andaluza.

3. Un papel histórico clave (España e Israel)

Pocos saben que desde su casa en Carboneras, Aubier jugó un rol de diplomacia informal crucial. Entre 1966 y 1967, en plena época franquista, cuyas opciones no compartía en absoluto, emprendió un diálogo con el entonces ministro de Información y Turismo, Manuel Fraga para ver cómo serían posibles algunas aperturas hacia Israel en un momento en que el catolicismo se abría a la noción de ecumenismoEn la propia mesa de su casa de Carboneras se desarrollaron conversaciones discretas cuyo objetivo era obtener la derogación del Decreto de Alhambra (1492 — expulsión de los judíos de los Reyes Católicos), del cual Dominique Aubier había descubierto durante sus investigaciones que había permanecido misteriosamente en vigor de manera oficial a lo largo de los siglos.

4. Su adiós a Almería

principios de los años 90, tras más de tres décadas viviendo frente a la costa almeriense, Dominique Aubier decidió regresar a su Francia natal. Se instaló en Damville, un pequeño pueblo de Normandía, donde continuó escribiendo y editando libros hasta su fallecimiento en diciembre de 2014 a los 92 años.

Quienes la recuerdan en Carboneras aún hablan de una mujer magnética, adelantada a su tiempo, que caminaba por la playa con túnicas y que trajo una dosis inolvidable de misticismo y vanguardia a la Almería de los años sesenta.

 

 

Durante la Segunda Guerra Mundial y la ocupación alemana en Francia, siendo una mujer muy joven (tenía apenas unos 18 o 20 años), Marie-Louise Labiste (su nombre real) se unió activamente a la Resistencia francesa contra los nazis, en la región de Grenoble, donde conoció a su futuro marido.

Aquí algunos puntos clave de esa etapa de su vida:

Gracias a su agudeza e inteligencia, colaboró en la creación de pasaportes y salvoconductos falsos para ayudar a escapar a personas perseguidas por el régimen nazi y el gobierno colaboracionista de Vichy. Participó en la logística de las redes clandestinas que escondían a miembros de la Resistencia y a ciudadanos judíos, facilitando su salida hacia zonas seguras.

En la Resistencia francesa, Dominique Aubier no fue una colaboradora pasiva: su valentía y capacidad organizativa la llevaron a alcanzar el grado militar de Teniente de las Fuerzas Francesas del Interior (FFI), bajo las órdenes del general Koenig. Su andadura en la Resistencia francesa está indisolublemente ligada al doctor Guy Genon, quien no solo fue su compañero de armas en la clandestinidad, sino también su esposo. 

Fue precisamente en la clandestinidad de la Resistencia donde nació el nombre por el que todos la conocerían después: Dominique Aubier. Adoptar un pseudónimo era una cuestión de pura supervivencia para proteger su identidad real y a su familia en caso de ser capturada por la Gestapo. Al terminar la guerra, decidió mantener ese nombre como su firma literaria y personal para el resto de su vida.

Haber mirado de frente a la muerte y al horror del nazismo siendo tan joven forjó en ella ese carácter indomable, libre y profundamente humanista que fascinó años después a los vecinos de Carboneras. De hecho, su obsesión posterior por la paz, el entendimiento entre culturas y el misticismo judío nació en gran medida de las cicatrices y las lecciones que le dejó la Segunda Guerra Mundial.

 

¡Victoria para Don Quijote! Un libro fenomenal que conmociona el pensamiento convencional.


Durante las décadas de 1950 y 1960, publicó varias novelas en la editorial Le Seuil, donde desplegó una escritura generosa con un estilo precursor del Nouveau Roman, movimiento literario de vanguardia.

Su interés por la cultura hispánica surgió durante unos viajes a España con su marido, amigo y alumno del abate y profesor Henri Breuil, experto en Prehistoria. Dominique Aubier escribió varias obras sobre España, ilustradas por los fotógrafos Inge Morath y Brassaï, con portada de Pablo Picasso, de quien era amiga.

Fue entonces cuando Don Quijote entró en su vida. 

A través del libro de Cervantes, del cual le regalaron una edición original en unas circunstancias sorprendentes que ella relata en un libro. Y a través del descubrimiento que hizo del Zóhar arameo (el Libro del Esplendor) del famoso cabalista español Moisés de León, que un coleccionista le ofreció en el preciso momento en que ella se sumergía en el Quijote. Sincronicidad cargada de sentido: la vida misma operaba el acercamiento entre ambas obras, Don Quijote y el Zóhar. Había que desvelar el secreto que ambas compartían. En esto radica todo el genio de Dominique Aubier: haber logrado esta hazaña excepcional que, desde dicho descubrimiento, renueva la lectura de Don Quijote y transforma la apariencia novelesca de la obra en una obra profética.

El descubrimiento de Dominique Aubier 

sobre la relación entre Don Quijote de la Mancha y el Zohar (el libro central de la Cábala judía, escrito en la España medieval) fue revolucionario, polémico y el eje central de su vida como investigadora.

Para Aubier, la obra de Miguel de Cervantes no era una simple parodia de los libros de caballerías, sino un texto cifrado de altísimo nivel místico y profetico. Según sus tesis expuestas en libros como Don Quijote, profeta de Israel (titulo francès : Don Quichotte prophète d'Israel), Cervantes ocultó los secretos del pensamiento hebreo y arameo del Zohar tras la figura del ingenioso hidalgo.

Los puntos más fascinantes de su descubrimiento detallan cómo se conecta el Quijote con el Zohar:

1. La estructura de los Sefirot (El Árbol de la Vida)

Aubier afirmaba que la novela no sigue un orden azaroso, sino que está minuciosamente estructurada siguiendo el mapa de las Sefirot (las diez emanaciones divinas de la Cábala que forman el Árbol de la Vida). Cada salida de Don Quijote, los personajes que encuentra y el itinerario geográfico representan un viaje iniciático de ascenso espiritual a través de estas energías místicas.

2. El desciframiento lingüístico y los juegos de palabras

Una de las partes más minuciosas de su trabajo consistió en analizar el castellano antiguo de Cervantes bajo el filtro del hebreo y el arameo. Para Aubier, muchos nombres propios eran anagramas o códigos:

Don Quijote: Relacionaba la palabra "Quijote" (la pieza de la armadura que cubre el muslo) con el concepto de la fuerza o el "soporte" en la simbología sagrada. Quijote, en arameo, sinifica "Verdad".

Sancho Panza: Representaba la materia, el recipiente terrenal que debe recibir la luz espiritual.

Cide Hamete Benengeli: El supuesto historiador árabe al que Cervantes atribuye el manuscrito del Quijote era, para Aubier, una pista directa para desviar la atención de la Inquisición, ocultando que el verdadero trasfondo del texto era judío.

Dulcinea del Toboso: imagen de la Shejiná. Del hebreo שכינה, que representa la presencia divina o el aspecto femenino de Dios en la Cábala. Esta tesis de Dominique Aubier fue el objeto de una obra de D. Blumenstihl-Roth, quien estudia en detalle el texto cervantino según el método de investigación de D. Aubier y confirma el descubrimiento.

3. Las escenas icónicas leídas en clave cabalística

Aubier analizó línea por línea pasajes célebres de la novela, revelando que ocultaban pasajes de la Torá y del Zohar:

Los molinos de viento: No eran una simple locura. Según su exégesis, representan el enfrentamiento de Don Quijote contra los falsos ídolos, los "mecanismos" ciegos del mundo material y los vientos del destino que el hombre espiritual debe aprender a dominar.

Clavileño y la Merkabá: El viaje sobre el caballo de madera, Clavileño, era una clara alusión a la Merkabá (el Carro de Ezequiel), la corriente del misticismo judío que estudia el ascenso celestial en visiones místicas.

4. El Quijote como Profeta

Para la escritora francesa, Don Quijote es el arquetipo del "Justo" (Tzadik en la tradición hebrea), alguien que parece loco a ojos del mundo ordinario porque vive bajo las leyes de una realidad superior, la de la justicia divina y la verdad absoluta.

A pesar de que el mundo académico tradicional miró sus teorías con distancia, su análisis fue tan monumental y detallado que cautivó a expertos en semiótica como el prof. David Gonzalo Maeso, Catedràtico de Lengua y Literatura Hebrea y Aramea en la Universidad de Granada, y literatura comparada (como la profesora Ruth Reichelberg de la Universidad Bar Ilán de Israel), quienes continuaron y validaron sus investigaciones.

El profesor Haïm Vidal Sephiha (1923-2019), lingüista, catedrático de la Sorbona y máxima autoridad mundial en el ladino (judeoespañol), validó las tesis de Aubier. Sephiha coincidía con Aubier en que la literatura del Siglo de Oro español no se podía entender sin el trauma de la expulsión de 1492 y la posterior vigilancia de la Inquisición. Para Sephiha, el análisis que hacía Aubier sobre el "cifrado" de la novela tenía todo el sentido histórico: un escritor de origen judío en la España de la Contrarreforma tenía obligatoriamente que ocultar sus referencias al Zohar o a la tradición hebrea tras alegorías, humor y parodias para salvar la vida.

5. El reconocimiento mutuo y la difusión

El profesor Sephiha no solo estudió la obra de Aubier, sino que la defendió públicamente en los círculos académicos de París. Ambos compartían, además, un pasado que los unía profundamente: Sephiha era un superviviente del campo de concentración de Auschwitz, y Aubier había luchado en la Resistencia francesa. Esa sensibilidad compartida hacia la preservación de la memoria y la cultura judía frente a la destrucción hizo que colaboraran estrechamente.

Conferenciantes retoman la tesis de Dominique Aubier (y a veces olvidan citarla, como si su descubrimiento del cifrado hebreo-arameo de Don Quijote fuera una evidencia conocida desde siempre). Otros se resisten patéticamente a reconocer su validez. Pero una escuela de investigadores serios, objetivos e intelectualmente preparados ha seguido valientemente sus pasos. Hoy en día, la luminosa tesis de Dominique Aubier, respaldada por estas autoridades intelectuales indiscutibles —y apoyada fundamentalmente por el propio Don Quijote y su propio poder de revelación—, suscita investigaciones exegéticas de vanguardia orientadas a rescatar las pepitas proféticas de la gran obra cervantina. Su codificación es objeto de exploraciones mediante las cuales el sentido literal aparente accede a la luz.



Referencias

Don Quijote profeta y cabalista

— Para los Amigos de Don Quijote: La exégesis de Don Quijote en 5 volúmenes 

Nouvelles exégèses de Don Quichotte

La Barque enchantée La barca encantada: exégesis del capítulo 29 - II de Don Quijote

DulZinea (El secreto de Dulcinea del Toboso)

++++ El cineasta Raúl Rincón realizó un documental sobre la obra de Dominique Aubier titulado "El secreto de Don Quijote". Premio al mejor documental en el festival Las Dunas, emitido a nivel mundial por satélite por RTVE.

— La obra de Dominique Aubier en Internet

— Blog : https://dominiqueaubier.blogspot.com 

— Dominique Aubier, « la Dame de Carboneras » 

Par l’écrivain Miguel Galindo Artès, pour la revue AXARQUIA, n°14 Verano 2009
Section des Biographies

 

 

Dominique Aubier con una amiga en Carboneras. ©  Photo Michèle Brabo.

 

jeudi 14 mai 2026

The Hidden Face of the Brain. A universal key to human consciousness

 I am Dominique Blumenstihl-Roth (DBR), publisher of Dominique Aubier. 

Dominique Blumenstihl-Roth, writer and publisher

After years of preserving her legacy in France, I am now bringing her groundbreaking work, 'The Hidden Face of the Brain', to the English-speaking world. This isn't just publishing; it's a mission to share a universal key to human consciousness.
  

The Hidden Face of the Brain

« I am proud to bring Dominique Aubier’s masterpiece, 'The Hidden Face of the Brain', a two volume set, to the English-speaking world. A breathtaking bridge between ancient wisdom and modern neuroscience. »

Dominique Aubier : author of Don Quixote profeta y cabalista (spanish)  : the secret hebrew and aramean encoding ; Le secret des secrets ; La Synthèse des sciences etc. About 40 books.

Mrs. Dominique Aubier, a high class writer


"The Hidden face of the Brain" original from the French La Face cachée du Cerveau

translated (American) by Sarah King and Frederic Thomas.
  
 

vol. I

 

vol. II
 
This book is indeed a deep and comprehensive exploration of the human brain and its connection to spirituality and universal patterns. Here are some more details about the book:

Overview

The book is divided into two volumes:

  1. The Immobile Motor: This volume delves into how different religions and traditions can be reconciled while respecting their unique identities. It explores the systemic explanation of shamanic teachings, such as those of Kabbalah, Don Juan (Carlos Castaneda), the Zohar, Buddhism, and Zen tradition.

  2. The Sublime Benefactor: This volume continues the exploration, focusing on how cultures and civilizations can come together under a common banner while maintaining their distinct identities.

Key Themes

  • Cortical Code: Aubier introduces the concept of a "cortical code" or "code of archetypes" that she believes underpins reality. This code is said to be reflected in the structure and functioning of the human brain.

  • Universal Patterns: The book suggests that there is a single, unique pattern governing reality, which can be found in various religious and spiritual traditions.

  • Neurology and Spirituality: Aubier connects the functional laws of the cortex with the structural model of the universe, suggesting that all expressions of human wisdom and spirituality can be explained using the human brain as a model.

Research and Sources

Aubier's work is the result of over 40 years of research and draws from a wide range of sources, including classical literature, religious texts, and modern scientific studies. She references works like "Don Quixote," the Zohar, the writings of Ibn'Arabi, and the teachings of Carlos Castaneda.

Purpose

The book aims to provide a systemic explanation for the coherence found in various spiritual traditions and to uncover the universal vector responsible for unity. It invites readers to explore the functional laws of the cortex and how they replicate the image of the structural model at work in the universe.

The Hidden Face of the Brain

The decoded map of human conscience

Dominique Aubier 

A two volume set

International : 77 euros + 9 shipping/taxes 

Direct contact with publisher

Dominique Blumenstihl-Roth (DBR) (in Normandy, France)