mercredi 14 janvier 2015

Le secret de "Charlie" … Hommage à Dominique Aubier.

Le secret de "Charlie"…

Dominique AUBIER nous a appris à voir clair dans les événements. Elle a enseigné comment décrypter le réel, par delà les apparences et l'écume surnageant à la surface des choses.
Pour comprendre ce qui s'est passé dans l'affaire de "Charlie", de toute évidence, elle aurait procédé à la lecture du signe. Et pour le décrypter, elle aurait eu recours à l'hébreu pour dégager le sens de l'événement, utilisant les techniques de décodage (kéri-kétib, tzérouf, héquech etc…)
Pourquoi l'hébreu ? Parce que c'est la langue de la Révélation par laquelle la "Matrice" se donne à voir et à comprendre.
La "matrice", c'est le terme métaphorique désignant le Principe de Création.
Pour parler de la Connaissance, on ne peut faire l'économie d'aller sur l'Alphabet hébreu.

En référence de cet article :

En hommage à notre maître Dominique Aubier qui nous a appris à voir clair !

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Nous sommes tous "Charlie"
Nous sommes tous "Israël". Mais tout reste à faire…


Par Dominique Blumenstihl-Roth


Nous sommes tous effarés suite aux attaques terroristes perpétrées contre le journal satirique Charlie-Hebdo. Nous sommes tous mobilisés pour affirmer notre liberté d'expression à laquelle nous tenons individuellement et collectivement. Mais dans cette affaire de Charlie-Hebdo, tout peut-il être dit ?
Grande manifestation nationale, internationale même si l'on en croit l'extraordinaire mobilisation de solidarité partout à travers le monde autour du slogan inspiré, proposé par un internaute : "Nous sommes tous Charlie".
Qui peut croire que des millions de personnes aient porté cette affichette pour approuver le contenu intellectuel de l'hebdomadaire dont il faut bien reconnaître qu'il est d'une rare trivialité portée sur la scatologie ? Ce n'est pas le Journal "bête et méchant" comme il se qualifie lui-même qui est devenu symbole, mais le nom "Charlie" qui se voit devenir un emblème représentatif et dont il faut trouver le signifié.
Question : d'où viennent nos idées, qu'est-ce qui nous traverse quand une idée émerge sur l'écran de notre esprit ? Qui est l'inspirateur de ce curieux slogan par lequel nous nous identifions à "Charlie"? Et qui est ce "Charlie" ?

Un sondage de type kabbalistique permet de dénouer l'énigme : le kabbaliste en toute situation recherche le sens des événements en pénétrant le secret des mots surnageant à la surface des faits. Car pour lui, et c'est l'essence même de la tradition hébraïque, le dévoilement de toute chose se réalise au travers des Paroles et des Lettres. "Etant donné que les lettres sont composées de matière et de forme, que les mots sont composés de lettres et que les choses sont composées de mots, il est nécessaire que les lettres nous renseignent sur le réel tout entier" écrit le grand kabbaliste Abraham Abulafia, dans l’Epître des Sept Voies, (éditions de l’Eclat, p. 82).

En effet, les lettres hébraïques, selon la tradition kabbalistique, sont les agents instructeurs de toute réalité. Les lettres de l’alphabet hébreu sont, dans la tradition, les motifs d’expression de la réalité. Vocation de cet alphabet que dire les choses cachées, autrement dit : d'être révélateur. L’alphabet hébreu est ainsi, pour le kabbaliste, la clé de la Création, pour lui, toute l’affaire de la Révélation concerne l’intelligence que l’humanité doit en avoir. En toute circonstance, le kabbaliste cherche à savoir ce que l’hébreu en dit pour comprendre le comportement indiqué. Il ne craint pas de s’enfoncer dans la substance concrète de la réalité.
Pour lui, "la vie est sans doute un magma de détails enchevêtrés, mais dans son esprit, le système de vérité dont il a la clé par l'Alphabet hébraïque, a été donné tout exprès pour en faire la catalyse et quand on verse une goutte de son essence dans l’opacité d’un mélange quelconque, la cristallisation s’ensuit et le sens se fait lire", précise Dominique Aubier dans son livre La 23ième Lettre de l'Alphabet hébreu, éd. MLL, p. 174. "L’être de connaissance, en toute circonstance, va droit à l’hébreu, car pour lui, que vous le preniez avec plaisir ou rage, c’est pareil. L’hébreu est dans nos têtes, avec son alphabet bien enfoncé dans le cerveau caché."

Alors voyons de près le mystérieux slogan qui veut que nous soyons tous "Charlie".
Ayons recours à l'hébreu. Démarche légitime puisque le code alphabétique de l’hébreu est considéré comme étant le don divin dans le judaïsme traditionnel. Donc référence solide pour juger les événements. "J’ai toujours recours au sens audible en hébreu qui traverse n’importe quel nom propre au cœur des faits qui demandent analyse, écrit la kabbaliste, que ce soit dans un événement personnel ou une affaire de portée générale. Cette technique de sondage repose sur le fait que le sens, en toutes choses, vienne de l’alphabet hébreu logé en Beth, au sein de n’importe quelle unité… Chaque fois que je procède à ce type de lecture, j’applique la règle selon laquelle le sens vient de l’hébreu, donné d’une manière décisive par le principe de création." (cf. La 23 ième lettre de l'Alphabet hébreu, p. 174).

Or le mot d'ordre de rassemblement national, souhaité par le Président de la République, invitant tous les Français à manifester leur union et solidarité se fait autour du slogan "Je suis Charlie". Ce qui s'écrit en hébreu :

אני שארלי

Si les lettres hébraïques sont réellement l'écho graphique du sens, si les lettres sont vraiment parlantes, alors il convient de miser sur ce qu'elles vont révéler : avec les lettres identiques, dans un autre ordre (exercice classique de la kabbale hébraïque nommé Kéri-kétib), on obtient : Je Suis Israël.

אני ישראל

Ceux qui attaquent "Charlie" sont donc les mêmes que ceux qui attaquent Israël.
Leur désir est-il d'effacer l'existence du Verbe pour instaurer une barbarie ?

Qui est "Israel" ?
Le nom d'une nation, bien sûr. Mais avant tout, l'expression d'une mission : le mot Israël invite à lutter pour l'esprit, conformément au sens même du mot, mais aussi en relation avec le concept métaphysique qu'il recèle et qui devient lisible au cœur des lettres. : le nom Israël est donné à Jacob après sa lutte contre l'ange au gué de Yabok. C'est de cet épisode biblique que la nation et le pays tire son nom. Sublime mission, et je serais tenté de dire que Dominique Aubier l'a pleinement assumée, s'agissant de lutter pour l'esprit. Avec le code hébraïque qui en est la méthode adéquate.

Israël s'écrit :

ישראל

Youd : l'énergie
Schin : les trois niveaux d'organisation
Resch : la structure cérébrale car Rosch c'est le cerveau
Aleph : le système du Verbe
Lamed : l'enseignement

Le nom signifie, lettre par lettre : l’énergie initiale, Youd, l'énergie cosmique a animé un Schin. La lettre Schin, dans le nom d'Israël, est pointée sur sa dernière branche. Preuve que le système de vérité a été inventorié sur tous ses archétypes, et cela par appui sur la structure absolue, représentée par la lettre Reisch. À partir de là, le système Aleph peut être enseigné comme le veut et l'exige la lettre Lamed.
(Lecture du nom Israël réalisée par Dominique Aubier)

Or aujourd'hui en France, et dans le monde, tout le monde affirme être "Charlie" donc "Israël". Cela signifie-t-il que la France fait "alliance" et se donne une identité liée à celle d'Israël ? Cette lecture est-elle délirante ? Bien au contraire. La psychanalyse moderne, tout entière est axée sur l'étude du langage et des mots. La psychanalyse de Freud, Jung, Lacan et les recherches de Grégory Batteson n'auraient pas désapprouvé l'idée qu'un mot recèle plus que ce qu'il présente en apparence et que c'est au revers de l'apparent qu'apparaît le sens caché qu'il convient de révéler.

Une personne bien intentionnée m'a demandé : mais que vient chercher Israël dans cette affaire ? De quel droit y mêlez-vous Israël ? A quoi j'ai répondu que ce sont les terroristes eux-même qui ont visé Israël, en choisissant, à la veille du Sabbat, de perpétrer le crime au cœur du magasin "hyper-cacher" de la porte de Vincennes. Que faut-il de plus pour accepter qu'Israël soit concerné ? Et cette fois non pas de manière cachée. Aussi la réponse donnée à ces exactions par le peuple français concerne-t-elle bien Israël. Jusque dans le mot "Charlie" où le nom n'est désormais plus cachée mais dévoilé. C'est le sens de cet article que le donner à voir au grand jour et en tirer les conséquences.

Israël est très clairement le guide subliminal dissimulé à l'intérieur du mot "Charlie" et se fait prononcer sous le masque. "Charlie" est le masque et sous le masque se cache la vraie identité dévoilée en hébreu. Le sens du voile, dans l'islam, n'est-il pas précisément de considérer la réalité cachée, et de voir ce qui se donne à voir chez la femme voilée : ses yeux ? C'est donc affaire de regard, d'œil et de lecture. Et ensuite, de responsabilité : il ne suffit pas de dire "je suis Israël", encore faut-il en assumer la responsabilité, donc devenir un "lutteur pour l'esprit"… Reste-t-il encore quelqu'un dans les rangs ?

Un esprit voltairien de mes amis chagriné s'est insurgé contre cette lecture hébraïsante des événements. J'ignore si c'est la référence hébraïque qui l'a gêné ou le recours à une autre méthode que celle du rationalisme linéaire dont il a l'habitude tirant ses explications des relations de causes à effets. Je lui ai fait observer que la raison se doit de tout observer et de considérer avec objectivité tous les détails entourant un événement. Ils participent tous à sa sémantique : la grande manifestation organisée à Paris où des millions de personnes s'identifiaient à Charlie a transité précisément par l'Avenue Voltaire. Preuve en est que l'esprit voltairien acide et critique passant pour raisonnable est lui aussi de la partie, prié de prendre note de l'événement. La raison devant s'informer de toute la réalité, qu'elle soit agréable ou non au mode de raisonnement déployé : il convient de tout voir, y compris ce qui pourrait déplaire.
Un autre ami, hébraïsant subtil et non moins voltairien a observé avec pertinence que la lettre hébraïque Schin commune aux deux noms Charlie et Israël comporte dans Israël un point qui figure même dans l'hébreu non vocalisé : "si le point est sur la branche de droite, il s'agit de la lettre "Schin" : c'est le cas de Charlie. Si le point est sur la branche de gauche, il s'agit de la lettre "Sin" : c'est le cas du nom Israël". Détail qui a son importance et qu'il serait dommage de ne pas étudier.
En réalité, dans les deux cas il s'agit d'un Schin, mais il est droitier ou gaucher selon la polarisation en cours. Il n'existe qu'une seule lettre Schin, mais avec deux modalités différentes. Selon que l'énergie est sur la branche de gauche il signifie que l'énergie a accompli son parcours. C'est le cas d'Israël. Et dans le cas de Charlie, le point se trouve à droite : l'énergie doit encore franchir les étapes symbolisées pas les branches de la lettre. Il reste donc encore du travail à faire pour acquérir le grade revendiqué. Ne s'affiche pas Israël qui veut. Comme il y a passage d'une langue dans l'autre, il y a inversion de la lettre et le point change de place. Charlie "devient" Israël par réverbération au miroir d'une langue vers l'autre. Le passage du point indique le travail qu'il faut accomplir.

On remarquera — mais cette fois en prise directe — que l'un des dessinateurs rescapé de la tuerie s'appelle Luz. Arrivé en retard à la réunion, il a eu la vie sauve. La lumière vient-elle tardivement ? La lumière serait-elle sauvée ? Oui, à condition que le sens de l'événement soit élucidé. Eclat insupportable ? La sourate 24, (la lumière) verset 35 est pourtant assez lumineuse quand elle préconise qu'il y ait lumière sur lumière. Autrement dit: explication de toute chose, au moyen du code des lettres. Mais Luz est avant tout le nom antique de Jérusalem, dans la Torah, l'endroit où Abraham reposa sa tête avant de percevoir l'influx cosmique. Lieu précis où s'opéra la première descente sur terre de l'influx initial. C'est là que la déflagration du verbe percuta la terre la toute première fois. Est-ce ce Verbe initial qui cherche à se faire entendre ? Ce Verbe, Israël l'a entendu, depuis des millénaires. Et désormais, nous sommes concernés au premier plan puisque nous avons affirmé être nous aussi "Israël". Autrement dit : nous avons désiré "lutter pour l'esprit".

Bien d'autres détails de l'attentat mériteraient d'être scrutés et passé au filtre de la lecture initiatique. Les noms des lieux, les noms des protagonistes, y compris ceux des crapules et des meurtriers. Les lecteurs de Dominique Aubier et les kabbalistes formés à l'école du sens pourront par eux - même sonder les messages. Pour ce qui me concerne j'en reste à ce qui a fait événement au lendemain du drame : l'affichette "Je suis Charlie" devenant "Je suis Israël".

Exercice linguistique facétieux ou indélicat dans des circonstances douloureuses ? Non : exercice de lucidité. Que la France entière, l'Occident et même de nombreux musulmans se mobilisent pour Charlie donc pour Israël, sans le savoir, est-ce un trait d'humour de l'Eternel? Car l'Eternel, comme l'indique le nom d'Isaac, — "il rira" en hébreu — est rire. Le grand rire de Dieu face aux assassins. Et il joue un sacré tour aux terroristes en obtenant une mobilisation mondiale en faveur de "Charlie" qui n'est donc autre…!
Oui nous sommes tous Israël et que l'Occident se raccorde à cette identité est un événement civilisateur extraordinaire, marquant l'ouverture d'un nouveau cycle : après la Révélation en solidarité totale avec l'Alliance, s'ouvre désormais un cycle nouveau d'explication et de mise au clair où tout doit être dit ouvertement. Mission de la France que se porter aux avant-gardes de l'exégèse qui, surplombant les différences cultuelles, rassemblerait les peuples autour d'une mise au clair des symboles, des rites, des religions ? Et si cette mise au clair — l'identification du motif d'universalité — était déjà réalisée sans que nous nous en soyons aperçus, alors notre responsabilité serait grande de l'avoir ignorée… 
Depuis le 11 janvier 2015, nous sommes face à un défi, une nouvelle donne civilisatrice. Ouverture des temps nouveaux où l'Explication prend le relai de la Révélation.

Epilogue :
Le numéro exceptionnel de Charlie Hebdo, publié le 14 janvier 2015, tiré à plus de trois millions d'exemplaires et traduit en anglais et espagnol, présente en couverture une caricature réalisée par Luz où Prophète de l'Islam, la larme à l'œil, porte l'affichette "Je suis Charlie". Si nous appliquons à cette image la révélation dégagée par l'alphabet hébreu, alors Muhammad certifierait son union avec le judaïsme. "Je suis Israël", dit-il, lui aussi solidaire de l'Alliance avec l'Eternel qui écrit tout en haut sur fond vert de la page : "Tout est pardonné".  — A condition que tout soit bien compris.



Dominique Blumenstihl-Roth
Assistant de Dominique Aubier pendant 27 ans.

Auteur de :
Esther, la Délivrance d'Israël
Fatimah, la délivrance de l'Islam

Nous sommes donc impliqués, la France est impliquée, avec sa vocation particulière qui est d'expliquer, diffuser, universaliser la leçon reçue depuis Israël. Israël a accompli sa mission. La France accomplira-t-elle la sienne ? Et vous, à titre personnel, où en êtes-vous ?





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